Le bonheur,une chance pour tous

Un combat contre nos propres préjugés

14
fév 2014
Partie 5 : L’effet « Lune de Miel »
Posté dans Mon histoire par lebonheurunechancepourtous à 2:59 | Pas de réponses »

Partie 5

Mais qu’est-ce que c’est que cet « Effet Lune de miel »! Ne croyait pas que je l’ai inventé de toute pièce, c’est lors de différentes thérapies que j’ai faites que j’ai découvert ces quelques mots qui ont répondu à d’énormes questionnement, je m’explique… Comme je vous l’ai écrit dans l’article précédent, la liberté a été de courte durée, pourquoi ? D’après vous ? Il est revenu en France pour nous chercher, NON… c’est ce qui aurait été le plus logique ! C’est ma mère qui est retournée le chercher ! Et OUI ! Difficile à croire non ? Nous étions enfin libres, nous avions la possibilité de nous reconstruire tranquillement à 4 mais elle a pris la décision d’aller le rechercher ! Pendant de nombreuses années nous n’avions jamais compris ce geste mais pire encore nous n’avions même pas vu ce geste ni cherché à le critiquer. Pourquoi ? Parce qu’il faillait se remettre dans le combat ! Pas le temps pour se poser des questions, il fallait se remettre dans le bain de l’horreur.

J’avais 17 ans quand tout cela est arrivé, je me suis posée la question du pourquoi une telle décision, entre 33 et 34 ans et j’ai compris son acte à 35 ans ! Je ne l’ai pas compris comme ça par un simple déclic, je suis passée par des phases pas très agréables. Je vais expliquer comment je suis arrivée à ce résultat.

Donc ma mère repart recherchait ce bourreau, à ce moment ma grande sœur est majeure donc n’a plus l’obligation de rester avec mes parents, ma petite sœur doit avoir 11 ans et elle se trouve dans des conditions complétement différentes des miennes. Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que mon père m’a en horreur, pour lui je suis responsable de ces actes de rébellion et je suis donc une menace ! Malgré mes résistances, ma mère décide tout de même de repartir le récupérer mais me laisse croire à la possibilité de rester vivre chez un oncle. Les jours passent et notre vie continue dans cette nouvelle famille jusqu’au jour fatidique, là où tout à commencer…. Ma tante m’annonce qu’au retour de mes parents je serais dans l’obligation de retourner avec eux. Je ne sais pas ce qui s’est passé dans ma tête à ce moment-là, ce que nous n’avions jamais osé dire auparavant est sorti de ma bouche dans l’espoir qu’elle comprenne que ce si grand malaise que j’avais en moi était une raison valable pour ne pas me laisser retourner avec eux. Bien sur la réaction fut vive, mais ce qui fut bizarre pour moi, c’est que je n’imaginais absolument pas, à ce moment-là,  à quel point la situation était grave. J’avais ouvert la boite de pandore !

Là tout s’est enchainé, je me suis retrouvée chez un docteur puis à la gendarmerie pour finir avec un dépôt de plainte contre mon bourreau et plus personne pour m’aider ! Tout le monde m’avait tourné plus ou moins le dos, ils étaient tous là pour pousser à déposer plainte sans jamais se soucier de ce que j’allais devenir par la suite. Tout s’est déroulé très rapidement et quelques semaines plus tard j’étais avec une plainte, chez mes parents avec ma petite sœur ! Vous imaginez l’ambiance !

Bref je passe les détails de la cohabitation, je les expliquerai dans un autre article, mais j’ai fini par fuir au bout de 3 ans.

Un combat en vain… Malgré tout mon courage à combattre ce bourreau manipulateur, je n’arrivai plus à faire face. J’étais seule avec une mère qui contrecarrait toutes mes tentatives de sauvetage et une sœur qui, imprégnait dans un mécanisme de défense face à la manipulation, faisait partie des personnes qui ne vous sont d’aucune aide. Après avoir maintenu cette plainte pendant toutes ces années, je fini par la retirer sur la demande de ma mère après avoir négocié leur divorce. Cette plainte était notre seule défense, ce si grand manipulateur, qui soit disant était doté d’une force égale aux dieux, était mort de peur face à la justice. Je me souviens bien de son angoisse lorsque je suis revenue de la gendarmerie pour mettre fin à notre seule bouée de sauvetage… Mais il a très vite rebondi, le lendemain ma mère avait le poing de mon père au-dessus du visage et moi j’étais traité de tous les noms. La confiance revient vite très vite quand on n’a plus d’obstacle !

J’ai résisté quelques temps sans aucune défense mais les attaques étaient de plus en plus virulentes et à son grand regret je ne lâchais pas prise et je trouvais tout de même de quoi me défendre tel que l’internat lorsqu’il a voulu me mettre à la porte. Là je lui ai donné le coup de grâce et il a décidé de me laisser tranquille. J’ai pu finir le dernier trimestre de terminal tranquillement puis je suis partie à l’Université pour ne plus avoir à revenir chez eux. Comme vous pouvez le voir, ils n’avaient  toujours pas divorcé et ils avaient même acheté une nouvelle maison ! Mais là pour moi c’était fini, je ne pouvais plus rien faire, la seule solution était la fuite,  j’attaquais donc une autre vie, étudiante avant tout puis en couple.

Le Chemin de la délivrance… J’ai vécu ou du moins j’ai pu baisser mes armes en gardant cependant une immense peur de mon père. Vous devez vous demandez surement pourquoi après tant d’opposition. Et bien au début j’aurai dit que tant que j’étais dans l’attaque, je ne réfléchissais pas au danger mais une fois que j’étais sortie de cette sphère malsaine, j’ai pris conscience des risques que j’avais pris et la peur m’a envahie. Ma version aujourd’hui est différente, je ne la développerai pas dans cet article mais ce que je peux dire c’est qu’à ce moment-là j’avais perdu quelque chose de précieux, la chose qui m’avait fait avancer toute mon enfance et j’ai mis presque que 15 ans pour m’en apercevoir et la récupérer.

Pour arriver à mes premiers propos concernant « l’effet lune de miel », il était nécessaire d’expliquer toute cette période de ma vie, surtout le comportement de ma mère dans toute cette situation. Comme je l’ai dit au début ce diagnostic ne m’est pas apparu seule, après 1 an et demi de psychanalyse, je me suis aperçue que le plus gros malaise ne concerné pas forcement le gros malheur qui s’affichait aux yeux de tous mais une chose, un événement, plus insidieux que je n’avais jamais analysé jusque-là ! Une haine, une incompréhension, une rage est arrivée envers ma mère, sans savoir au début pourquoi. Mais à force d’analyser chaque émotion, la question fatidique fini par arriver « Comment avait-elle pu accepter tout cela ? » Comment avait-elle pu prendre son partie face à nous ? Comment avais-je pu sacrifier mon temps et mon courage pour la soutenir toutes ses années tandis qu’elle m’abandonne au profit du bourreau ? J’avais beau analyser, trouver des raisonnements ou des excuses mais rien ne me soulageait. J’étais comme un petit chien qui rongeait son os, à la recherche d’une vraie réponse, dès que j’en avais une, je me calmais mais il ne me fallait pas grand-chose pour me retrouver telle une cocotte-minute prête à exploser !

Après discussion avec ma petite sœur, nous avons décidé de faire une thérapie familiale car il me fallait absolument un médiateur pour m’empêcher d’exploser et surtout pour arriver à écouter et comprendre ce qu’elle pourrait bien donner comme explication. Et c’est au bout de la deuxième séance que la thérapeute nous a expliqué ce phénomène. Dans ces situations dramatiques, chacun développe des comportements difficiles à comprendre pour le commun des mortels.

L’effet Lune de miel c’est le fait qu’une victime sous l’influence profonde et ancienne de son bourreau, ne peut plus se passer de lui, malgré la souffrance endurée, et retourne sans cesse auprès de lui. Il existe des cas similaires comme ceux des personnes enlevées et souvent violées, qui décident d’épouser leurs kidnappeurs. C’est un comportement qui se déclare souvent chez certaines victimes. Dans certains cas, certaines victimes s’accaparent même le problème du bourreau pour le mettre en œuvre elles aussi.

J’avoue qu’après l’explication j’ai trouvé ma délivrance, il y avait une raison rationnelle à ce comportement, à cette souffrance endurée pendant toutes ses années. J’ai retrouvé une certaine paix en moi, la relation avec ma mère ne sera jamais la même qu’avant mais je ne lui en veux plus.

 


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