Le bonheur,une chance pour tous

Un combat contre nos propres préjugés

14
fév 2014
Partie 6 Nue, comme une crevette décortiquée
Posté dans Mon histoire par lebonheurunechancepourtous à 1:59 | Pas de réponses »

 

Partie 6

Nue comme une crevette qu’on a décortiqué pendant des années, voilà comment je me suis sentie à la fin de ma thérapie. Cette thérapie a duré des années, elle s’est faite en deux phases, la première a été une auto analyse que j’ai mené avec ma petite sœur qui m’a voué un soutien sans faille. La deuxième phase s’est déroulé avec « des » psychanalystes, je dis bien « des » car il y en a eu 2 qui chacun à leur manière m’ont apporté du grain à moudre dans mon moulin! Mais il y a eu un début à cette thérapie, la phase de l’auto analyse se faisait parce que je n’étais pas vraiment heureuse, un mal être constant mais pas vraiment compréhensible, une forme d’insatisfaction. C’était difficile à imaginer car à cette époque, j’avais un travail dans lequel je m’épanouissais, j’étais en compagnie d’un homme qui m’aimait plus que tout, le côté famille ce n’était pas vraiment le top mais j’arrivais à prendre la distance nécessaire pour que ça ne me touche pas et de toute façon je n’avais plus de contact avec mon père. Ma mère au bout de quelques années a fini par divorcer et par changer de vie et de ville avec ma petite sœur pour s’éloigner de ce bourreau. Bref moi dans cette nouvelle vie, je devais être heureuse et pourtant ce n’était pas le cas. Donc à commencer une analyse des émotions et des réactions que je pouvais avoir au fil des jours et des années. Je n’ai véritablement rien trouvé mis à part le fait que je n’étais pas amoureuse de mon compagnon, je l’ai donc quitté pour tomber dans les bras d’un autre. Éperdument amoureuse, j’ai commencé une vie de couple avec mon compagnon actuel et cela fait 8 ans que ça continue mais mon mal être n’avait toujours pas diminué.

Comment j’ai fini chez un professionnel ?

J’ai poursuivi mon analyse avec le soutien inconditionnel de ma petite sœur, mais j’avais toujours une satisfaction dans ma vie actuelle qui m’empêchait de voir réellement le fond du problème, je ne voyais que la couche superficielle en essayant de l’interpréter. Cette satisfaction c’était mon travail, grâce à lui j’avais trouvé une reconnaissance auprès des autres, je faisais du bon boulot et il était reconnu ! Jusqu’au jour où….

Je travaille actuellement dans la fonction publique et la reconnaissance je l’ai eu dans le privé, juste avant de rentrer dans le public. Je suis très ambitieuse et j’avoue un peu carriériste mais pas dans le mauvais sens du terme, je cherche à évoluer sans écraser qui que ce soit sur mon passage. Je travaille par passion et à cette époque, j’avais du mal à comprendre les personnes qui travaillaient que pour l’argent. Bref j’ai toujours donné le meilleur de moi mais un jour la reconnaissance a commencé à être moindre année après année et c’est là que la faille est apparue !
Au moment où la reconnaissance s’est fait désirée, j’ai commençai à demander, via une valorisation du salaire, mais les portes se sont automatiquement refermées mais pire encore on m’a demandé de travailler moins! J’ai essayé mais en vain, ce n’était pas possible, j’allais à l’encontre de mes valeurs. Et c’est à ce moment là que je suis tombée en dépression, au début on n’arrive plus à dormir, on se demande pourquoi… on fait une batterie d’examen pour savoir ce qui ne va pas mais rien…. Puis on n’arrive plus à rien, ni travailler ni bouger on est fatigué, très fatigué, on en arrive même à devoir faire une sieste après le repas parce qu’on ne tient plus! Et là ça commence à se voir à l’extérieur, on a les traits tirés, la mine abattue, plus de sourire … et c’est là qu’on vous demande si vous ne couvrez pas une dépression? On vous encourage, on vous conseille, on partage ses expériences…
A bout de force, je décide d’aller voir un spécialiste au grand désarroi de mon compagnon, ce n’était pas la première fois que j’allais voir un psy et chaque fois j’en avais retiré quelque chose de positif mais j’avais toujours interrompu le travail.
Lorsque je patientais dans la salle d’attente, j’avoue que je n’étais pas à l’aise mais le rendez vous c’était très bien déroulé, il a vite identifié que je n’étais vraiment pas bien et a été jusqu’à me prescrire des antidépresseurs. J’étais un peu réticente mais j’étais là pour aller mieux donc c’était lui le professionnel, donc je suivais. Les antidépresseurs m’ont fait du bien et l’arrêt de travail d’un mois aussi,  une visite tous les 15 jours m’ont permis d’y voir un peu plus  clair, j’ai retiré quelques enseignements de mon passage mais ça n’a pas été de longue durée! Notre travail s’est interrompu d’une manière très particulière, un peu loufoque même pour un psy!
Sur les conseils d’une amie, j’avais été voir un spécialiste sur les énergies afin de m’aider à retrouver le sommeil car ni les cachets ni le repos m’avait permis de le retrouver. Lorsque j’ai parlé de ce travail en parallèle, au psy, il est devenu hautain et condescendant en m’accusant d’être une personne facilement manipulable. Il avait terminé son épilogue en me disant que lorsque j’aurais besoin de conseil rationnel, je revienne le voir mais que pour le moment, il ne pouvait rien pour moi !  Je suis restée bête devant cette réaction assez virulente mais pas déstabiliser. Je savais au fond de moi que je ne correspondais absolument pas au portrait qu’il venait de décrire et le fait de ne rien ajouter à ces propos et d’arrêter notre travail le prouver bien. C’est lui qui a voulu me manipuler… Ce qui est drôle c’est que dans les autres séances il me disait que j’étais libre de faire ce que j’avais envie et là maintenant, il me le reprocher! il faut rire!
Le plus dramatique dans l’histoire c’est que je me retrouvais seule en plein dépression avec des cachets que je ne pouvais pas arrêter du jour au lendemain…

Après quelques temps et sur les conseils de ma sœur, j’ai contacté un autre spécialiste en prenant la précaution qu’il ait un peu plus d’ouverture d’esprit !  Nos séances ont duré à peu près 1 ans où là aussi j’ai retiré pas mal de choses, je dirais même que j’avais réussi à faire le tour de mes problèmes. J’avais eu de sacrés révélations, des questions que je ne m’étais jamais posées. Il faut dire que j’ai passé des jours à décortiquer chaque émotion, chaque comportement pour en connaitre les raisons. Le psy me lançait quelques mots comme « nous n’avons pas fini d’en parler… » « C’est un point essentiel ! « Et c’est quelques phrases me poussait à fouiner en moi pour comprendre. Comme le dirais « Boris Cyrulnik » dans son livre les vilains petits canards, nous avons tous différentes manières d’appréhender nos malaises et moi je l’intellectualisais pour pouvoir mieux le maitriser. Une fois que j’avais compris le problème ou décryptait l’émotion,  le déclic arrivait, vous savez comme la petite lumière qui s’allume pour dire j’ai compris! » et là un tel soulagement ! Je pouvais continuer mon chemin… J’ai fais ça pour tous mes maux, j’ai « décortiqué » toutes mes émotions jusqu’au moment où j’avais vraiment l’impression d’avoir posé tous les mots à mes maux.

Si je devais comparer ce travail à quelque chose, je dirais que c’est comme faire un grand puzzle. Le travail chez les psychanalystes m’ont permis de dévoiler toutes les pièces du puzzle mais elles sont mélangées et à vous de les placer correctement et de découvrir  l’image qui se cache derrière. A ce moment là le puzzle était en place mais je n’étais toujours pas bien et pour couronner le tout, une nouvelle situation venait ébranler mon travail, comme si à chaque fois c’était des coups du destin pour mettre à l’épreuve ma motivation ! Lors de notre dernière rencontre, mon psychanalyste me déstabilise,  il me fait ressentir un tel mal être parce que j’avais raté quelques séances par quiproquo. Il insiste et va jusqu’à sous entendre que j’essayai à tout pris de casser le travail qu’on avait mis en place depuis une année. Certes le travail sur soi est très dur et épuisant mais une chose est sûr je suis une battante et je n’abandonne pas sans être arrivé au but. Il a fini la séance en rapportant notre travail à une question d’argent, le malaise grossit et je prends la fuite…. la thérapie se clôture là!

Vous allez dire soit c’est moi qui n’ai pas de chance, soit j’ai vraiment un gros problème ! 2 psy, 2 fuites… sans compter les fois d’avant…
Avec du recul je sais maintenant pourquoi je suis partie à chaque fois, je ne dénigre absolument pas mon travail chez tous ces professionnels, ils m’ont apporté ce que j’avais besoin et je suis partie au moment où il n’avait plus rien à m’apporter. Là où je ne regrette rien c’est que mes fuites ont toujours été provoquées par un sentiment que je ne comprenais pas au début mais maintenant c’est différent !

Mais vous le découvrirai dans le prochain article…


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